Tunisie: «On veut des gens capables de faire avancer le pays», transmet Le Monde

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Tunisia-Media-Monitor – Dans sa couverture des élections législatives de 2014 en Tunisie, le journal français «Le Monde», dans sa version électronique, a comparé les élections d’aujourd’hui 26 octobre avec celles de 23 octobre 2011, date du premier scrutin libre en Tunisie. Le journal s’appuie dans cette comparaison tout d’abord et surtout sur le nombre des électeurs qui ont fait les queues aux centres de vote. Il est aujourd’hui incontestable que le nombre est moins important et que les tunisiens ont manqué d’enthousiasme.

«Le Monde» a surtout observé et décrit l’opération électorale à la région de Bizerte; Utique, Utique-Nouvelle, Rafraf, Ras Jebel. Il indique que l’affluence est relativement faible, surtout aux premières heures de l’ouverture des bureaux de vote, jusqu’à midi.

Les témoignages des votants et des habitants des différentes villes bizertines, ainsi que les observateurs, scrutateurs et membres de l’ISIE, ont affirmé que le nombre sur les chemins des urnes augmenterait au fil du temps.

Islamistes, progressistes

D’autre part, le long de l’article on ne parlait que de Nahdha et Nida Tounes, les deux partis qui remporteront, selon les sondages, la majorité des voix. Comme s’il n’y avait que deux partis dans la scène politique et électorale tunisienne.

Le journal considérait les deux «pôles» politique dans le paysage électoral tunisien, deux «contradictions» idéologiques qui se divisent en progressistes pour Nida et islamistes pour Ennahdha.

Le journal s’adressait aux habitants pour leur demander pour qui ont-ils voté, les réponses ne quittaient pas les cases de Nida et Ennahdha.

Déception

Selon «Le Monde», Ennahdha est beaucoup moins populaire qu’en 2011. D’après les témoignages faits par le journal en demandant les avis de quelques-uns à Bizerte, les tunisiens se sentaient «déçus» de ce parti qui a gouverné 3 ans depuis 2011. Une déception qui vient de la détérioration de la situation économique et sécuritaire qui a provoqué le mécontentement des tunisiens.

Cette détérioration, surtout sur les plans économiques et sécuritaires, a privilégié Nida Tounes, parti politique réformateur né en 2012, et de plus en plus populaire, selon le journal français en se référant aux sondages d’opinion tunisiens.

«Le monde» a exclu de son reportage sur les élections législatives en Tunisie toutes les autres sensibilités politiques de la scène électorale, notamment les deux autres principaux partenaires politiques et gouvernementaux de la Troïka, le CPR et Attakatol, d’où les deux présidents de la République et de l’Assemblée Constituante sont issus.

Le journal français sortait du seul résultat que deux partis seront massivement représentés dans la future Assemblée Nationale; Nida Tounes et Ennahdha, en dépit de la popularité réduite de ce dernier.

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