Tunisie: Enquête Exclusive de M6, les médias tunisiens retiennent la forme, négligent le contenu!

bernard

Tunisia-Media-Monitor – Coupé en deux morceaux qui n’avaient en commun que le monteur, le reportage long-format, enquête exclusive de Bernard de la Villardière:«Le trésor caché du dictateur Ben Ali», s’est plongé d’abord dans les fortunes du clan du président déchu et de sa belle-famille, les Trabelsi, avant de tracer un tableau actuel à travers des prismes en pagaille. «Liberté sexuelle» !

Le magazine, dans sa première partie se concentrait sur les trésors et les fortunes de Ben Ali, ayant accès au Palais de Carthage. Il a remis de suite en question un régime monstrueux, tyrannique. Des témoignages de victimes en ont fait rappel.

Une deuxième partie a été consacrée aux paysages politiques et sociaux actuels. Des entretiens avec le Président Moncef Marzouki, Mahrzia Laâbidi, vice-présidente de l’Assemblée Nationale Constituante et son « adversaire distingué », la députée Karima Souid, pour essayer de répondre à la question principale, le secret du succès du processus transitionnel en Tunisie, en dépit des différends et controverses.

D’autres témoignages, comme celui de la bloggeuse Lina Ben Mhani, et celui d’une cliente du bar Carpe Diem, présentaient des «peurs» injustifiées. La première craint une islamisation présumée de la société tunisienne, la seconde veut que sa «liberté sexuelle» soit garantie !

Grosso Modo, une deuxième partie qui a fait que des commentaires furieux abreuvent les pages Facebook. Notamment celles de M6, Carpe Diem, et la Page Facebook de la Villardière.

De la Villardière, lustreur de portrait !

Le «long» passage de Moncef Marzouki, président tunisien, dans son entretien avec le journaliste français, a été un «évènement» à part dans les médias tunisiens. Les réactions ont considéré que c’était une précampagne présidentielle pour Marzouki. Ils ont évoqué que le nom du journaliste français figurait dans le Livre Noir, recueil d’archives présidentielles des journalistes tunisiens et étrangers qui ont contribué à embellir l’image de la dictature de Ben Ali.

La première partie, l’enquête sur les méfaits et les mafias des Ben Ali, des Trabelsi, ont été négligés, remis à la poubelle.

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